COVID 19

02 avril 2020
voici quelques dessins du jour

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Alice

Alice continue à réagir à l’actualité.
Cet œil semble nous observer. La surveillance dont nous faisons les frais depuis longtemps dans l’espace public, est plus que jamais au centre de toutes nos inquiétudes. tout est fait pour nous contrôler. Nous sommes piégés en permanence. Notre ordinateur mémorise tout ce que nous cliquons,. Il suffit donc d’un rien pour que cela ne devienne surveillance.
Le gouvernement est aujourd’hui en droit de vérifier que tous suivent les consignes du confinement. Il en va de notre santé et de l’arrêt de la propagation du virus. Mais il faudra aussi veiller à ce que cela ne dérive pas dans autre chose…?
 
 
 

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Alice

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Alice


 
 
 
 
 
 
 
Ne pourrait-on pas regretter que cet objet soit en pâte à modeler? Cet matière ludique, faite pour distraire les enfants ne me semble pas appropriée pour un sujet aussi grave. Cela évoque plus sûrement l’animation de « Wallace et Gromit » ou d’autres jeux infantiles. Pourquoi ne pas la reprendre avec les moyens du bord laissés à chacun par le confinement où nous sommes tous réduits, mais avec des ressources différentes.

 

 
 
 
26 mars 2020

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Marie-Hélène Coudreau

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Nicole Resche

 

 
 
 
  
 
 
  
 
 
 
 
 
Ces deux regards nous montrent notre regard sur le Covid 19. On pourrait se demander si nous ne voyons pas comme dans un miroir. Avons-nous pas peur du virus ou de nous même? Ne sommes-nous pas à la source de son apparition? comment expliquer et comprendre ce monde étrange où nous sommes confinés?
 

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Le carnet de Tania

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

le carnet de Tania

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Les soignants vus par Tania

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Les soignants vus par Tania

 
 
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
 
 
 

Depuis le début du confinement, on pourrait croire que la jeune Tania passe ses nuits auprès des soignants dévoués.
Elle le voulait
mais
n’a pas eu les autorisations nécessaires.

Contrainte à se contenter de visuels et de conversations obtenus auprès de soignants, elle peut néanmoins nous tenir au courant de ce qu’ils vivent au jour le jour, dans la promiscuité des hopitaux surchargés, les yeux rougis par la fatigue et les lunettes de protections.

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Clown triste de Jade

 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
Ce clown triste me rappelle le regard à la fois désabusé , triste et un peu moqueur de Cindy Sherman à qui devait être sconsacrée une exposition en ce moment à la fondation Vuitton. C’était sa réponse au 11 septembre new-yorkais!
Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Simone Mazer


La technique numérique utilisée pour créer ces fonds très colorés et artificiels, résume et condense, comme le souligne Régis Durand dans le catalogue, « la dimension carnavalesque de l’œuvre de Cindy Sherman, ce qu’elle peut avoir de contradictoire et d’excessif ». Jean-Pierre Criqui, toujours dans le catalogue de l’exposition du Jeu de Paume, citait Jean Starobinski pour dire que son choix du clown « n’est pas seulement l’élection d’un motif pictural ou poétique, mais une façon détournée et parodique de poser la question de l’art » (Portrait de l’artiste en saltimbanque, Gallimard, 2004). Comment vivre? comment réagir si ce n’est par l’art? Ces clowns sont une réponse.

23 mars 2020

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Simone Mazer

 

 
 
 
 
 
 
le personnage menaçant est très bien à droite. Pour le reste de la composition, je ne l’aurais pas rendu aussi lisible. Même sur le personnage de droite, la bouteille noire est trop montrée. Elle me fait penser à l’anecdote que Kandinsky raconte dans regard sur le passé : enfant, une de ses premières expériences esthétiques marquantes eut lieu lorsque la personne qui le gardait lui fit peindre un superbe cheval. Il était très content du résultat.
La femme qui guidait alors ses débuts artistique s’est absentée lorsqu’il ne restait plus que les sabots à peindre… ce qu’il fit avec de la peinture noire, comme il savait que les abots sont en général. Le dessin fut dès lors un échec : le rapport qui existait entre les différents motifs disparût instantanément. Ici de même, tu as voulu montrer la bouteille ou les éclats de verre au sol, ou l’ombre sur le mur, ou le personnage prostré dans le coin, alors qu’il aurait fallut nous les laisser imaginer…. non?

22 mars 2020

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Marie-Héléne

 

« enfermement, mais aussi intrication dans l’univers. Nous faisons partie d’un tout » dis-tu
 
 
 
 
 
 
Notre regard se perd dans la surface de la peinture, et la face de ce visage qui s’épuise, à force de combattre les contradictions, entre vert et rouge.


21 mars 2020

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Alise Marilossian

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Alise Marilossian


 

 
 

 

 
 

 

 
je ne sais pas ce qu’Alice pensait pendant la réalisation de ces deux peintures très sombres et étranges. La brutalité de ces visages perdus dans un fond gris balafré de larges hachures de tons rompus est éloquente. Elle suffit à nous dire ce que tous éprouvent aujourd’hui. Nous sommes interdits et ressentons une certaine angoisse. Les rues sont vides pendant que les réseaux se remplissent de vues d’hôpitaux surréalistes.


21 mars 2020

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Marie-Héléne. « COVID 19″

Le monotype est beau. La variété des traitement entre les deux cercles, dont le « C » de Covid qui sautent aux yeux et le signe au centre qui semble lutter contre eux… crée un espace. Le sol sombre et le ciel plus nuancé nous projettent cette lutte sous nos yeux.
Pour autant, cela ne me suffit pas, et j’aimerais que soient suggérés davantage de ce que nous vivons aujourd’hui. Le tourments des malades face au soleil qui brille et aux oiseaux qui chantent dans le printemps.

Comment dire l’horreur tout en suggérant que le monde reste beau et léger? Comme souvent dans nos discussions, Marie-Héléne, j’aimerais que soient suggérés davantage de ce que nous vivons. mais ce désir de voir plus n’est-il pas ce qui nous anime lorsque nous regardons un vraie oeuvre d’art?


19 mars 2020

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Sylvie

Cette aquarelle est très belle.
Le cercle blanc à gauche rentre ici en dialogue avec le bas droite de la vague plus clair, comme un espoir.
Le haut de la vague plus sombre qui se détache sur le ciel bleu, isole la vague inquiétante.
Cela semble correspondre à ce que nous vivons actuellement : au fond d’un tunnel où certains souffrent, je crois, d’une grande solitude, une note de soleil?

On fera une exposition après… non?


18 mars 2020
voici quelques nouvelles pages du carnet de Tania sur les événements en Italie.

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Tania Korganow. peinture à l’huile

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Tania Korganow. pastel à l’huile


17 mars 2020
Le COVID 19 rôde parmi nous et nous oblige à nous enfermer?
Voici les réponses artistiques au COVID 19 et au confinement auquel il nous contraint.
à nous de réagir avec ces dessins. Le dé-confinement est urgent !
Le dessin, la peinture, la vidéo, la musique, l’art en général est une arme très puissante. Utilisons-la!

Comme me le dit Sylvie, on peut déjà visiter les plus grandes collections grâce à Google Arts & Culture, ou directement les musées suivants :
MoMA – New York
Van Gogh Museum – Amsterdam
Uffizi Gallery – Florence
Musee d’Orsay – Paris
The Met – New York
Tate Britain – Londres
Georgia O’Keeffe Museum – Santa Fe
Scottish National Gallery – Edimbourg
British Museum – Londres

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Marie-Hélène Coudreau. « retraite d’ermite » monotype 30×24

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Tania Korganow. carnet.20×30

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Tania Korganow. carnet.20×30

17T01


Tania Korganow. carnet.20×30

 

 

 

 

 

Mis à part ce dernier dessin, les parties sombres  sont-elles suffisamment développées?
Tu sembles indécise.

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Otto Dix. Assaut sous les gaz. 1924. gravure

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Henri Moore. « women and children in the tube ». 1940

D’un côté,  ces croquis semblent attirés par le travail de Otto Dix par exemple sur l’horreur des tranchés de la guerre 14-18.
Mais je te sens aussi proches des dessins de Moore dans le metro de Londres pendant les bombardements.
Ces derniers me semblent plus près de ce que nous vivons actuellement. Ces londoniens sont bloqués dans le tunel, sans avoir rien à faire, dans le noir et l’inquiétude. Mais ils ne sont tout de même pas dans la boue et la mort des tranchées.
Souvent Moore, qui est surtout connu comme sculpteur, accentue le travail de volume en utilisant des tons sombres, souvent des bleus. Et il reste souvent monochrome pour accentuer la désolation. Le commentaire du catalogue de la Tate Gallery le rapproche des catacombes.

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Henri Moore. « tube shelter perspective ». 1940

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Henri Moore.  » shelterers in the tube « . 1940

 

 

 

« This picture was exhibited at the National Gallery in 1941. It was described in the catalogue as ‘a terrifying vista of recumbent shapes, pale as all underground life tends to be pale; regimented, as only fear can regiment; helpless yet tense, safe yet listening, uncouth, uprooted, waiting in the tunnel for the dawn to release them. This is not the descriptive journalism of art. It is imaginative poetry of a high order. »

Des critiques ont perçu dès lors les questions posées par ces dessins. Que pense Moore lorsqu’il les réalise. Pense-t-il à l’immortalité de la nation britannique?

Le commentaire de la Tate continue :
« One critic, writing in 1943, described the Shelter Drawings in terms of natural phenomena. He compared the strange colours, scratchy lines and pitted surfaces to ‘lichen of grey rock, the coloured texture of weather-worn stone, the fiery black and red of igneous formations of burning coal.’ Such associations between Moore’s shelterers and nature supported a general propaganda message that within the British people lived an indomitable, almost elemental force which would prevail, whatever the threat. »
En effet, sommes-nous dans un travail de propagande? Que cherchait Henry Moore et les organisateurs de l’exposition de 1942-43?
Keith Vaughan commente alors l’exposition : « It is a tragedy, nevertheless understandable, that so many Londoners confronted with these drawings feel baffled and insulted. Here is a whole new underground world from which they feel themselves totally excluded, though the elements were all so familiar […] These motionless swathed figures belong to no accidental setting of time and place. Rather are they memorials to the enduringness of things, of stone and human patience and courage […]
I have heard people call these drawings morbid and unreal. I do not think either criticism is justified. The qualities they stress are no less real because they lie deeper than the obvious and the apparent. Beside their more sculptural quality there is much that is quite simply human »
(in “Art Critic”. “War Artists and the War”. The Penguin New Writing No. 16 (January-March 1943), 108-…)

17T01


Alice Marilossian. 50×65

Je me demande si la monstruosité de cet organisme est en accord avec la technique choisie. Ne faudrait-il pas utiliser une technique plus violente que l’aquarelle? le noir à l’acrylique suffit-il à souligner cette monstruosité? Je pensais au travail de Lydie Arrickx.

Picasso. " la mort de casagemas" 1901

Lydie Arrickx

Ne serait-il pas plus en accord avec ce que tu exprimes?

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