Eugène Boudin. Le père de l’impressionnisme. Une collection particulière. Catalogue collectif. Ed in Fine
Eugène Boudin. Le père de l’impressionnisme. Une collection particulière. Catalogue collectif. Ed in Fine

Par-delà les reproductions fidèles des œuvres exposées, cet ouvrage réunit de nombreux textes et documents qui permettent de mesurer l’importance de l’évènement. Un entretien entre le commissaire de l’exposition et Yann Guyonvarc’h nous explique comment s’est enrichi sa collection, appelée à devenir bientôt un musée, tant elle couvre l’ensemble de son œuvre et permet de comprendre l’apport de Boudin. Deux autres textes complètent ces analyses. Anne-Marie Bergeret-Gourbin a dirigé le musée de Honfleur où est conservée la plus grande collection française. Elle se concentre sur ses rapports avec « ses amis peintres en Normandie ».

Son texte étudie précisément comment Boudin sut intégrer le travail des peintres qu’il vénérait, comme Troyon qui le soutint en 1850 lorsque Boudin déposa au Havre une demande de bourse : « je le dis avec toute la sincérité de mon âme, non seulement Boudin est appelé à être un grand peintre, mais déjàk il peput se mettre en ligne avec la jeune école ; croyez bien que je serais très heureux que mon opinion fût de quelque poids dans la décision du coneil municipal, dans dans l’intérêt des arts, que dans celui d’un jeune homme à qui l’on ne peut s’empêcher de porter le plus vif intérêt »(le havre, archives municipales).
Les autres artistes qui sont proches de la conception que Boudin se faisait de son art sont Corot et Daubigny ou Courbet dont Boudin confiait à la mort en 1877 « sa fin nous a causé un chagrin réel, on ne se refait plus, à notre âge, de ces relations amicales qui sont doublées d’émotion, d’admiration… ». Ce texte se termine sur les plus jeunes artistes que Boudin, dont Monet qui dit lui-même « qu’il doit tout à Boudin ».
Flavie Durand-Ruel Mouraux, se concentre sur les rapport de son aïeul, célèbre marchand d’art des impressionnistes, avec Boudin.