LE JOUR ET LA NUIT. oeuvres de Stéphane Pancréac'h à la galerie Idéale
Comment ses souvenirs d’enfance se mêlent à la grande histoire.
Depuis sa grande exposituion à l’institut du monde arabe en 2015, les oeuvres de Stéphane Pancréac’h ne cessent de nous interroger sur le monde actuel.
Il réagissait en 2015 aux printemps arabes, dans l’urgence. De grandes figures blanches en platre imaculé formaient un groupe central, le “Monument à Kobané”, dans lequel des figures mythologiques se mêlaient à l’actualité. Autour d’elles, de grandes peintures colorées reflétaient les images médiatiques des printemps arabes et des attentas à Charlie Hebdo. Ces confrontations nous poussent à nous éloigner des images d’actualité pour que le spectateur puisse se réinventer sa propre apprhension du réel.
Loin de tout formalisme, Stéphane cherche à préserver la sensation. C’est ce qu’il dit : “ sans l’Afrique, je ne serais jamais devenu sculpteur, et sans la sculpture, je ne serais jamais devenu peintre”.
Ses sensations sont en effet ancrées dans l’Afrique de son enfance en Côte d’Ivoire ou au Laos, où il réalise ses premiers assemblages d’objets (alors bien l'oin de l’art), qui préfigurent ce qu’il appelle aujourd’hui les “petits théâtre de mémoire”, et que l’on retrouve ensuite dans nombres de ses peintures om se mêle le présent, l’art ancien et des brides de souvenirs enfantins.