Cézanne

Les débuts de Cézanne

Cezanne participe à la première exposition impressionniste en 1874. Puis à la troisième en 1877 avec 16 toiles. Mais c’est un échec qui le conduit à ne pas participer à la quatrième en 1879, ni à la cinquième en 1880, ni à la sixième en 1881. Au début des années 80, il travaille principalement à Aix et à l’Estaque.

il se marie avec Hortense en avril 1886 en présence de ses parents, mais son père meurt en octobre et lui lègue 1,6 mililions de francs. il ne participe pas à la dernière exposition impressionniste.

En 1889, il expose à Bruxelles avec le groupe des XX.

En 1892, il achète une maison à Fontainebleau et Emile Bernard lui consacre un opuscule.

En 1894, il rencontre Mary Cassatt, Rodin, Clemenceau et Gustave Geffroy tous amis de Monet et Vollard convainc son fils Paul d’exposer les oeuvres de son père. A sa mort, Caillebotte lègue sa collection à l’état : deux Cézanne sur les sept qu’elle contenait sont acceptés.

En 1895 Vollard organise la première exposition Cézanne rue Laffitte, à partir des 50 toiles que le peintre lui a envoyées. suivront plusieurs expositions de Cézanne chez Vollard.

La couleur de Cézanne

De 1882 à 1885, il est à Aix et s’éloigne définitivement de l’impressionnisme.
Depuis l’échec de l’exposition impressionniste en 1877, il ne participe plus aux expositions du groupe. Cézanne veut lutter contre « le danger qu’il pressentait dans la dissolution complète des volumes et la suppression de la couleur locale que Monet effectuait dans ses tableaux » (Rewald p155).
Cézanne voulait « redevenir classique par la nature, c’est-à-dire par la sensation ».
La nature était l’élément essentiel, la source de l’art, mais
« il ne fallait pas la reproduire, il fallait la représenter. Par quoi ? Par les équivalents plastiques et colorés » (dit-il à Maurice Denis, texte cité par Rewald p155).

« nature morte aux pommes » 1890. musée de l’Ermitage
« nature morte aux pommes » 1890. musée de l’Ermitage

De toutes les façons, pensaient les impressionnistes avec Guy de Maupassant
« Quel enfantillage de croire à la réalité puisque nous portons chacun la nôtre dans notre pensée et dans nos organes (…). Les grands artistes sont ceux qui imposent à l’humanité leur illusion particulière » (Rewald p155)

Cela évoque aussi le texte où Gombrich souligne combien l’illusionnisme n’est pas un horizon incontournable, dans « méditation sur un cheval de bois ».

Dans une lettre à Pissaro, Cézanne décrit son travail des couleurs : « c’est comme une carte à jouer. Des toits rouges sur la mer bleue. Le soleil y est si effrayant qu’il me semble que les objets s’enlèvent en silhouette, non pas seulement en blanc et noir, mais en bleu, en rouge, en brun, en violet. Je puis me tromper, mais il me semble que c’est l’antidote du modelé (Rewald p155). Il conlue qu’il lui a fallut 40 ans pour découvrir que la peinture n’était pas de la suclpture ! (Rewald p192)


La forme

« Femme à la cafetière » 1895. musée d’Orsay
« Femme à la cafetière » 1895. musée d’Orsay
« étude pour la Femme à la cafetière » 1895. aquarelle
« étude pour la Femme à la cafetière » 1895. aquarelle

Émile Bernard raconte dans ses « Souvenirs », que Cézanne lui avait déclaré:
« tout se rapporte dans la nature à la base du rond, du cône et du cylindre, c’est pourquoi l’artiste doit avant tout étudier ces figures simples et ce n’est qu’ensuite qu’il peut faire ce qu’il veut. »